
Chiharu Shiota tisse des toiles d’araignées complexes en nouant inlassablement des milliers de mètres de fil de laine. Matière à la symbolique universelle représentant aussi bien la féminité que les liens et la mémoire, l’artiste compose des espaces de déambulation holistiques au fort potentiel enveloppant.

Sara Favriau déploie 2000 tasseaux d’épicéa brut, sculptés et assemblés en un îlot de cabanes-réceptacles reliées par des passerelles. Ces cabanes sont pourtant impraticables puisque en-dessous de l’échelle humaine et reliées en circuit clos. Elles incitent le public à explorer son œuvre par la projection mentale.
Pourquoi s’y intéresser ?
Le traitement brut des matières permet au spectateur de se reconnecter de façon immédiate à ses sensations dans un environnement urbain sophistiqué. La place centrale faite à la laine et au bois, la présence palpable de la main de l’artiste positionnent l’appréhension de ces œuvres de façon immédiate sur le terrain du corps, de la sensualité et de l’émotion. Ces œuvres appartiennent aussi bien à l’espace physique que mental, engageant un cheminement du corps et de l’esprit.